infraction et régularisation urbanistique

Travaux non déclarés par le vendeur, que faire ?


© Antoine HORENBEEK

Acheter une maison est un grand projet. Mais parfois, des travaux non déclarés par le vendeur peuvent causer des problèmes. Ces travaux donnent souvent lieu à des infractions urbanistiques.


Cela peut avoir un impact sur la valeur et la conformité de la propriété.


Le vendeur doit être transparent sur l'état urbanistique du bien. C'est une obligation légale. Cette transparence est cruciale pour éviter des litiges. À Bruxelles, en Wallonie ou en Flandre, les règles peuvent varier.


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Quels sont les travaux concernés par l'obligation de déclaration ?


Les travaux augmentant la surface habitable ou modifiant l'aspect extérieur du bien nécessitent une déclaration. Installer des fenêtres sous toit pour aménager un grenier ou transformer un garage de plus de 5m² en pièce de vie exige cette démarche.


L'installation d'une porte-fenêtre ou la modification de la porte de garage peut également requérir une déclaration.


Les extensions de 5m² à 20m² (ou 40m² en zone PLU) doivent également être déclarées, tout comme les piscines non couvertes entre 10 et 100m².


Certains travaux touchant la structure ou l'usage d'un bien immobilier demandent un permis d'urbanisme. Cela inclut les changements d'affectation et modifications structurelles. En Flandre, les obligations pour les vendeurs sont renforcées via un registre des permis.


La Wallonie propose un régime d'amnistie pour les infractions datant d'avant 1998. Bruxelles impose des contrôles stricts sur les autorisations.


Une déclaration est souvent obligatoire dès que le volume ou l'usage change.


Sur un sujet similaire, nous vous invitons à découvrir les conséquences de la vente immobilière d'un bien en infraction urbanistique.


Quels sont les recours de l'acheteur en cas de travaux non déclarés ?


L'acheteur peut contester la situation et demander des solutions. Il existe des démarches légales pour protéger ses droits.


L'annulation de la vente ou la réduction du prix

Un défaut d'information sur des travaux non déclarés constitue un vice caché. Le nouvel acquéreur peut demander l'annulation de la vente pour dol ou erreur substantielle. Cette option est possible si les travaux illégaux impactent fortement la valeur du bien ou sa conformité aux règles d'urbanisme.


Par exemple, une absence de permis de construire pour une surface de plancher supplémentaire peut entraîner une dépréciation importante.


Une réduction du prix peut aussi être négociée. Cette baisse sert à couvrir les frais nécessaires pour régulariser la situation ou remettre le bien en état. Si des amendes administratives ou des obligations de mise en conformité sont imposées, elles affectent directement le prix de vente.


Un tribunal judiciaire peut intervenir si aucun accord n'est trouvé entre le vendeur et l'acheteur.

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Actions judiciaires possibles


Si les travaux non déclarés causent un préjudice à l'acheteur, ce dernier peut engager des actions judiciaires. Cela vise à obtenir réparation ou sanctionner le vendeur.


  1. L'acheteur peut invoquer la responsabilité du vendeur pour défaut d'information. Le vendeur doit informer sur les travaux réalisés et leur conformité selon la loi.
  2. Une plainte pour vice caché est possible si l'acheteur ignorait l'infraction avant la vente. Cette action s'appuie sur le Code civil.
  3. Un recours judiciaire permet de demander des dommages-intérêts au vendeur. Ces montants visent à compenser la perte subie par l'acquéreur.
  4. Un tribunal peut obliger le vendeur à prendre en charge la régularisation des travaux irréguliers. Cela inclut les démarches administratives ou financières nécessaires.
  5. Dans certains cas graves, l'acheteur peut demander une modification de l'acte de vente en justice. Il faut prouver que les irrégularités auraient changé sa décision d'achat.
  6. Une poursuite pénale est envisageable si le manquement constitue une infraction urbanistique majeure. Le vendeur risque alors des sanctions prévues par le Code de l'urbanisme.
  7. Les délais pour agir varient selon la région et les circonstances du dossier. Vérifier les lois locales auprès de la commune ou d'un notaire aide à entamer rapidement une procédure adaptée.


Quelles différences selon les régions ?


Les procédures varient selon la région. En Flandre, le vendeur doit déclarer toute infraction à l'autorisation d'urbanisme dans l'annonce. Cette règle est stricte et protège l'acheteur.


En Wallonie, les infractions non déclarées datant de plus de 10 ans peuvent être régularisées simplement grâce à une demande de permis de régularisation. À Bruxelles, un acheteur peut demander une clause de garantie urbanistique dans le compromis de vente pour éviter les mauvaises surprises.


Les délais de traitement diffèrent aussi. En général, les délais de traitement des demandes de permis d'urbanisme varient de 30 à 130 jours en Wallonie, selon la complexité du projet et les procédures spécifiques requises. À Bruxelles, les délais peuvent aller jusqu'à 160 jours pour certains types de demandes

Ce délai inclut parfois l'obligation de collaborer avec un architecte pour régulariser les travaux effectués sans autorisation préalable.


Les zones protégées appliquent aussi des normes plus strictes, affectant souvent le temps et les coûts nécessaires pour obtenir la régulation finale. D'un point de vue légal, consulter les services d'urbanisme locaux garantit une démarche administrative efficace.


Comment régulariser une infraction urbanistique après l'achat ?


Identifiez l'infraction et consultez un expert pour trouver des solutions adaptées.


Identifier l'infraction et ses impacts


Consultez le service d'urbanisme de la commune pour vérifier la conformité des travaux réalisés. Comparez les documents cadastraux, permis d'urbanisme et plans fournis par l'ancien propriétaire.


Utilisez Google Maps ou des photos anciennes pour évaluer les constructions non déclarées. L'absence de déclaration préalable de travaux ou d'autorisation d'urbanisme peut entraîner une irrégularité.


Une infraction impacte la valeur du bien et complique l'accès aux financements. Certaines irrégularités datant de plus de 10 ans sont prescrites, mais non régularisables légalement.


Cela peut réduire la possibilité de vendre ou d'augmenter le prix demandé. Le notaire doit être informé pour éviter des litiges futurs dans le cadre d'un contrat bien rédigé.


Déposer une demande de permis en régularisation


Un dossier de régularisation nécessite souvent un architecte. Celui-ci vérifie la conformité des travaux aux règles d'urbanisme en vigueur. Les frais incluent les honoraires de l'architecte, des coûts administratifs et, parfois, une amende.


Ce processus peut durer de quelques mois à plus d'un an selon la complexité du projet. Une entreprise spécialisée peut exécuter des diagnostics complets pour réaliser des travaux de régularisation.


Ubex aide les propriétaires à régulariser leurs infractions urbanistiques. Notre expertise simplifie les démarches et optimise les chances d'acceptation. Nous évaluons la situation, négocions avec l'administration et proposons des alternatives en cas de refus.


C'est une solution idéale pour obtenir un permis en régularisation rapidement et efficacement. La réglementation peut être modifiée et cette nouvelle approche apporte une réponse structurée aux problèmes existants.


Des différences selon les régions ?


En Belgique, chaque région applique ses propres règles pour les demandes de régularisation. À Bruxelles, le processus est strict. Un refus peut entraîner une amende fiscale lourde.


La Wallonie propose des démarches plus flexibles. Elle accepte souvent la régularisation d'anciens travaux non conformes. En Flandre, le registre des permis joue un rôle clé. Certains travaux bénéficient de délais de prescription spécifiques.


Quelles sanctions pour le vendeur en cas de non-divulgation des travaux ?


Le vendeur risque des sanctions légales en cas de non-déclaration des travaux. Cela peut avoir des conséquences graves sur la vente et ses obligations.


Sanctions civiles et administratives


Une infraction urbanistique peut entraîner une amende entre 250 € et 100 000 €. La somme dépend de la gravité des travaux non déclarés. Une mise en demeure peut être émise par la commune ou un fonctionnaire délégué.


Le vendeur peut aussi devoir remettre l'habitation dans son état initial. Des panneaux peuvent également être installés pour signaler les altérations causées par les nouveaux travaux.


En cas de travaux illégaux, la démolition est parfois exigée. Une interdiction d'activité dans l'immeuble concerné peut être appliquée. Les scellés peuvent aussi être posés sur les locaux.


Cela constitue une mesure pour garantir le respect de la réglementation publique en matière d'urbanisme.


Poursuites pénales possibles


Le vendeur risque des poursuites pénales en cas de non-divulgation de travaux soumis à autorisation. Cette infraction peut entraîner une amende, voire une peine d'emprisonnement dans les cas graves.

Par exemple, des rénovations sans autorisation d'urbanisme peuvent être considérées comme une infraction continue.


Le tribunal peut aussi ordonner une remise en état du bien. Si le bien vendu est en infraction, l'acheteur pourrait être tenu responsable. Cela reste vrai même si l'infraction date d'avant l'achat.


Différences selon les régions


En Belgique, les règles varient selon les régions. À Bruxelles, les amendes peuvent être très élevées. Le Parquet peut aussi intervenir pour des infractions courantes graves. En Wallonie, des transactions sont possibles pour régulariser une infraction urbanistique.


Cela aide à trouver une solution rapide. En Flandre, les peines dépendent de la plus-value retirée du bien grâce aux travaux non déclarés. Les frais administratifs et honoraires d'architecte changent aussi selon la région.


Les délais de prescription diffèrent également. Une infraction non déclarée depuis plus de 10 ans peut devenir prescrite. Ces différences rendent indispensable la consultation des services d'urbanisme locaux avant des démarches administratives.


Comment éviter les litiges lors de l'achat ou de la vente d'un bien ?


Anticipez les problèmes avant de signer. Assurez-vous que tout est clair et conforme.


Vérifier la conformité avant l'achat


Exigez un extrait de renseignements urbanistiques auprès de la commune


Consultez le service d'urbanisme pour confirmer qu'aucun travaux non déclarés ne modifie l'emprise au sol ou la construction initiale.


Vérifiez que tout permis de démolir ou autorisation de travaux a été respecté. Informer le notaire permet de sécuriser votre achat immobilier.


Faites appel à un expert en urbanisme ou à un agent immobilier.


Documentez les éventuelles infractions dans l'acte de vente avec le notaire et assurez-vous que le contrat est complet et rédigé avec soin pour éviter toute responsabilité pénale future.

Ajouter des garanties dans le compromis de vente


Insérez une clause de conformité urbanistique dans le compromis. Cela oblige le vendeur à garantir que tous les travaux réalisés respectent les règles en vigueur. Mentionnez les informations à fournir sur tout aménagement ou abri de jardin non déclaré.


Cette précaution protège l'acheteur contre des coûts imprévus liés à une régularisation urbanistique. Incluez une clause suspensive conditionnant la vente à l'obtention d'un permis en régularisation.

Si des travaux non conformes sont découverts, cette clause permet d'annuler l'achat ou de négocier une réduction du prix.


Informer le notaire permet de formaliser ces points dans l'acte de vente et le contrat est ainsi renforcé pour sécuriser l'opération.


Et selon les régions ?


En Belgique, les règles diffèrent selon les régions. À Bruxelles, il faut vérifier le statut urbanistique avant l'achat d'un bien. Cette étape est essentielle pour éviter des infractions.


En Wallonie, une négociation pour une régularisation est possible avant la signature du compromis de vente. Cela peut inclure une demande de régularisation des travaux au service d'urbanisme.


En Flandre, les vendeurs doivent garantir une transparence totale dès l'annonce immobilière. Ils doivent fournir un dossier complet avec tous les documents nécessaires. Une absence de déclaration peut entraîner des sanctions sévères.


La prescription s'applique après 10 ans pour des travaux non déclarés, sauf en zones protégées où des règles spéciales existent.


Conclusion et recommandations finales


Vérifiez toujours les autorisations avant d'acheter. Demandez au vendeur une mise en conformité si des travaux sont suspects. En cas de problème, lancez vite une régularisation.


Ajoutez ce point de contrôle à votre checklist pour être sûr de réaliser des vérifications approfondies.

Adaptez-vous aux règles locales pour éviter des amendes. Protégez-vous en négociant et en restant vigilant. Assurez-vous que la fin des travaux est validée par le service compétent afin de sécuriser votre situation.


FAQ


Que faire si les travaux réalisés par le vendeur n'ont pas été déclarés ?

Il faut vérifier si les travaux sont conformes au cadastre et demander un certificat d'achèvement des travaux. Contactez un professionnel pour évaluer les risques liés à ces travaux.


Le vendeur a-t-il l'obligation de divulguer tous les travaux effectués ?

Oui, le vendeur doit informer l'acheteur de tous les travaux réalisés, surtout dans une zone protégée ou visible depuis la voie publique.


Quels sont les risques si les travaux non déclarés ne respectent pas la loi ?

Les risques incluent des démarches administratives complexes, des amendes en euros, ou même l'obligation de changer ou de rénover les travaux non conformes.


Comment prouver que les travaux ont été faits sans déclaration ?

Vous pouvez demander des preuves comme des photos, des documents techniques ou contacter le cadastre pour vérifier la situation du bien immobilier.


Peut-on régulariser des travaux non déclarés après l'achat d'une maison ?

Oui, il est possible de régulariser en déposant une DAACT (Déclaration Attestant l'Achèvement et la Conformité des Travaux) ou en demandant un permis selon la situation.


Quel est le délai de prescription pour contester des travaux non déclarés ?

Le délai dépend du type de travaux et de leur achèvement. En général, il est conseillé de consulter un notaire ou un professionnel pour une réponse précise.


Pour aller plus loin : 

Léguer un bien immobilier : tout ce qu'il faut savoir


Ce contenu est à titre informatif et ne remplace pas une consultation professionnelle.

Source : Service d'urbanisme, Code de l'urbanisme.


Auteur : CORNIL Olivier

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